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Le regard des autres
Espace Coach
Parental
Publié le 21 mai 2004
1 - Admettre ses points faibles, les assumer au lieu de les cacher
On a tous des faiblesses, des défauts physiques ou intellectuels, puisqu'heureusement, personne n'est parfait.
Pourtant, on s'imagine que si on a une faiblesse ou un défaut, quelque chose qu'on n'aime pas chez nous et qu'on la laisse paraître, on va se moquer ou nous rejeter. On appréhende donc comme des épreuves difficiles les moments pendant lesquels on se sent soumis au jugement des autres.
Exemple : une soirée dans laquelle on connaît peu de monde, prendre la parole en public, etc. En général, la réaction qu'on a est de vouloir à tout prix cacher ces faiblesses. Or plus j'essaie de les cacher et plus elles se voient. Au contraire, si j'assume et que j'en joue, elles se voient moins, car on respecte celui qui assume ses points faibles alors qu'on se moque de ceux qui les cachent.
Prenons l'exemple de deux orateurs qui entrent en scène pour un discours. Le premier se prend les pieds dans un fil, trébuche, fait comme si rien ne s'était passé, rougit et commence son discours tant bien que mal. Le deuxième arrive à la suite, trébuche de la même façon, mais au contraire de l'autre, joue l'auto-dérision avant de parler. Lequel des deux est le plus crédible aux yeux du public ?
Le second, parce qu'il a su reconnaître une faille et en jouer. C'est pour celui-là qu'on éprouve du respect, voire de l'admiration.
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2 - Changer son attitude pour
changer l'autre
L'attitude de l'autre est une réaction à ce qu'on fait soi-même. Emets des signaux positifs et tu recevras en retour des signaux positifs.
Exercice 1 : pendant une journée, amuse-toi à sourire. Tu verras que tu reçois une fois sur deux un sourire en retour. Au retour, fais le contraire, fais la gueule. On te retourne alors au mieux de l'indifférence, au pire de l'agressivité, mais aucun sourire.
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Exercice 2 : Pose-toi la question "Vers qui ai-je envie d'aller dans une soirée ?" Quelqu'un qui fait la gueule, ne parle pas etc. ou quelqu'un qui, quoique réservé, me sourie, fait des efforts pour aller vers les autres. C'est souvent le deuxième type de personnes qu'on va voir.
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75% de la communication est de l'ordre du non verbal et passe par les gestes, l'attitude générale, le sourire, le regard etc. Si dans ma tête, je n'ai que des idées négatives sur moi, les gens, la soirée etc, si je pars en me disant que personne ne va m'apprécier, je vais l'indiquer malgré moi par l'ensemble de mes gestes et les autres vont le ressentir.
Si au contraire, j'ai des objectifs positifs, des interrogations positives (quelle personne intéressante vais je pouvoir rencontrer etc), je vais faire passer des messages plus positifs, plus ouverts et l'attitude des autres envers moi va être différente.
Exercice 3 : pour s'en convaincre, il suffit d'adopter une attitude fermée pendant une soirée en restant dans son coin, en faisaint la gueule etc... et d'observer le résultat.
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Exercice 4 : se mettre à la place de l'autre : moi dans ce type de situations, qu'est ce que je remarque, pourquoi je vais vers l'un et pas l'autre ? Les critères sont souvent en général : il a l'air sympa, simple, ouvert...
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3 - Etre responsable au lieu d'être victime En général, on génère en grande partie la réaction de l'autre, positive ou négative, donc on a le pouvoir de provoquer chez l'autre l'attirance ou la répulsion, l'admiration, la moquerie... Il faut juste apprendre à maîtriser ce pouvoir et à en jouer. On n'est pas victime des autres mais sa propre victime. Tant qu'on considère que le problème vient des autres, on se dépossède du pouvoir de changer les choses, on se rend impuissant. Pour conclure La communication est un jeu, donc amusez-vous, testez différentes attitudes et les réactions qu'elles provoquent, puis choisissez l'attitude qui provoque les réactions les plus positives pour toi.
"La vie est pièce de théâtre : ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée." Sénèque.
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