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Definir son projet d'orientation
Espace Coach
Parental
Publié le 25 octobre 2004
Ne pas savoir ce qu'on veut faire comme boulot pendant très longtemps,
c'est tout à fait normal. Mais on peut et on doit savoir qui on est (nos
valeurs) où on veut aller (notre projet de vie) et s'ouvrir un maximum
de choix pour y arriver, même si au départ, ce "où je veux aller" est
assez flou. C'est lorsqu'on est dans cette optique d'action, de décision,
qu'on a les cartes en main pour réussir à faire des choix qui nous conviennent.
Quand on doit faire un choix qui va déterminer une partie de sa vie,
le meilleur moyen d'y voir plus clair est de partir de sa base (ses valeurs,
ses objectifs, ses projets de vie) puis de vérifier que les options prises
vont nous donner un maximum de liberté de choix. Si on ne sait pas avec
précision quel métier faire, se préserver le plus de choix possibles
en fonction de cette base personnelle est toujours la meilleure voie
qui soit. Comment définir cette base sur laquelle travailler ?
1 - Définir ses valeurs
Pour ça, deux étapes. Tout d'abord, se
demander ce qui est très important pour nous, noter la réponse, puis
se reposer
la question en se demandant
cette fois ce qui est encore plus important pour nous. Noter la réponse,
puis se reposer la question (qu'est-ce qui est encore plus important
que ça pour moi ?) et noter la réponse, et ainsi de suite jusqu'à ce
qu'on tourne en rond. Les réponses notées (ex : la sécurité
; le contact avec les autres ; la créativité
etc.) constituent l'ensemble des valeurs à partir desquelles je vais
agir et définir mon projet de vie. Bien sûr, ces valeurs sont très personnelles
et chacun les hiérarchisent différemment, d'où l'intérêt de cet exercice.
Une fois cette liste dressée, on dresse une deuxième
liste. Cette fois,
il s'agit de lister ce qu'on ne supporte pas chez les autres (ex : l'égoïsme,
l'hypocrisie, etc.). Avec cette liste, se demander quelles sont les valeurs
contraires de celles-ci, ce qu'il faudrait pour que je supporte ces comportements.
- Ces deux listes
doivent converger et se compléter pour former l'ensemble des valeurs
qui nous définissent.
2 - Se projeter dans l'avenir
Maintenant qu'on sait qui on est, quelles sont nos valeurs, il s'agit
de définir où on veut aller, le type de vie que je voudrais mener dans
l'idéal, le style de vie qui me plairait vraiment. Exemple : travailler
en équipe ou seul ? Appartenir ou diriger une équipe ? Créer ou organiser
? Avoir une vie originale ou conventionnelle ?
Pour ça, on peut partir de ses comportements actuels et se projeter
dans l'avenir. Exemple : est-ce que j'aime organiser des fêtes ou des
sorties ou suis-je plutôt du genre à avoir l'idée ? De là, on va pouvoir
se projeter plus facilement dans l'après.
3 - Lister les domaines qui nous attirent
Même si on n'a pas d'idée précise de métier, il est important de définir
les domaines qui nous attirent, même si ce sont de grands domaines ex
: l'art ? Les maths ? Le commerce ? La cuisine ?...
4 - Définir ses contraintes
Quelles sont les contraintes familiales, matérielles avec lesquelles
je dois composer ? Quelles sont mes capacités et mes limites ?
A partir de ces 4 étapes, qui permettent de
dégager des bases de réflexion,
on peut alors choisir une orientation en optant pour celle qui va le
mieux respecter ces valeurs, ces projets de vie etc, puis déterminer
un plan d'action pour y arriver : ai-je toutes les compétences
en main pour mener à bien mon projet ? Qu'est-ce qui me manque
? Comment l'obtenir ?
Quelques principes à garder en tête...
Dans ce plan d'action, il faut toujours garder en tête
que les études sont un moyen et pas une fin. C'est la seule solution
pour réussir, car bien souvent le piège dans lequel on
tombe est d'opter pour une orientation qu'on subit au lieu de
l'avoir
choisie. Au lieu d'une orientation qui nous permette d'aller
vers, on
se trouve pris dans une orientation basée sur de l'évitement (ex
: je suis nulle en maths, alors je choisis L, mais sans trop savoir pourquoi).
Alors que 80% des gens font des études par évitement, il
faut être clair sur ce qu'on aime et ce qu'on veut pour réussir. Quel que soit le choix, toutefois, il faut bien se rappeler que rien
n'est jamais perdu, même lorsqu'on pense se trouver dans une impasse.
L'un
des plus
grands philosophes français, Gaston Bachelard, fut postier jusqu'à l'âge
de 50 ans, lorsqu'il a décidé de s'inscrire en fac de philosophie...
Un exemple parmi d'autres qui montre que tout est possible pourvu
qu'on s'en donne les moyens, pourvu qu'on ait une idée d'où on veut aller,
si floue soit-elle (ex : je sais que je veux créer des choses, je sais
que je veux avant tout être libre financièrement etc.).
L'élément essentiel, c'est d'être porteur de son projet, car choisir,
c'est réussir. Un exemple : si on décide que pour arriver à ses fins,
on a besoin de s'améliorer en maths et qu'on demande
à ses parents des cours particuliers, on a toutes les chances d'y arriver
; si au contraire on suit ces cours parce que les parents nous l'imposent sans vraiment être convaincus qu'ils vont nous servir, on a moins de
chances d'arriver à un résultat. Pourquoi ? Parce que si
ce qu'on fait n'a pas de sens, on n'y arrive pas. Si on ne considère
pas les études comme un outil pour atteindre un objectif, si ne met pas
un minimum
de sens dans son cursus, on réussit moins bien,
on se décourage plus vite.
Au final, il faut toujours voir le
système
éducatif comme un outil pour obtenir quelque chose
et non comme un système qui nous broie, qu'on subit. Cette
position
psychologique
est fondamentale, car c'est la seule qui responsabilise et amène la
réussite du projet...
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